Année académique 2026-2027 1Q
À distance
PLURI-INTERVENANTS
Jour : Lu-Ma-Me-Je-Ve 09:00- 17:00
Nombre de séances : 2
0 €
24202 MédiasPassion
Année académique 2026-2027 2Q Bruxelles (Woluwé) DE GHELLINCK Hervé Jour jeudi 10:30-12:30 Nombre de séances 2 (Je.04/02/2027,Je.11/02/2027) 43.00 €
Comment et pourquoi aujourd’hui la confiance dans le travail des journalistes est-elle si faible ? Auront-ils encore un rôle à jouer dans un monde dominé par une pléthore d’ infos vraies ou fausses, diffusées sur les réseaux sociaux?
Cette perte de confiance dans les médias n’est pas neuve. Il s’agit d’un lent déclin entamé dans les années 90 et ce dans l’ensemble des pays où existe pourtant une liberté de la Presse. Internet est-il seul responsable de ce déclin? Les journalistes ne doivent-ils pas aussi balayer devant leur porte?
Eux qui vivent souvent leur métier avec passion, se sentent aujourd’hui des malaimés de notre société. Ne risquent-ils pas de voir leur avenir de plus en plus soumis aux « passions tristes » à ces états de l’esprits laissant peu de place à la raison.
Pour tenter de comprendre ce monde des médias, complexe et en permanente évolution, il faut revenir notamment à ce véritable tsunami numérique subi par les rédactions avec l’arrivée des ordinateurs, l’omniprésence d’internet, la concurrence des médias sociaux, qui joue sur le sensationnalisme, l’émotion, les fake news.
Aujourd’hui, bien des journaux doivent livrer une véritable lutte pour leur survie en se regroupant et ce, même en franchissant les frontières idéologiques et linguistiques , ce qui paraissait hier encore impensable.
Dernière chance pour la presse écrite d’affronter la toute puissance des GAFAM et la perte considérable des revenus publicitaires qu’ils subissent?
Ces fusions, et parfois méga fusions en Belgique, ou un actionnariat de journaux aux mains de milliardaires comme en France, ne risquent-t-elles pas de mettre en danger le pluralisme et la liberté de la presse? Et, au bout de compte , n’est-ce pas notre démocratie elle-même qui est menacée?
Je suis arrivé dans une rédaction au temps où les téléscripteurs crépitaient encore à longueur de journée. J’en suis parti à l’ère des Fake News. J’ai été nourri par cette passion du métier qui anime encore bien des journalistes malgré cet environnement de plus en plus difficile voire hostile.
Ce besoin de suivre l’actualité ne m’a pas quitté. Je me suis transformé en observateur avec l’esprit critique de celui qui, après 40 années passées dans des rédactions, connaît les ressorts du métier. J’en pointe aussi les éventuelles faiblesses. Je reste toutefois lucide, sachant combien tout parait plus simple quand on a plus les « mains dans le cambouis ».
Je vous propose un exposé explicatif sur le fonctionnement interne d’une rédaction. J’essayerai de tenter de montrer pourquoi et comment certains événements sont jugés intéressants par des journaliste et par ce fait même deviennent des infos. Et pourquoi parfois, il faut malgré tout suivre un mouvement, une tendance , une humeur sociétale tout en gardant ses règles déontologiques.
Un métier difficile, assurément.
Nous poursuivrons avec un débat que j’espère passionné, en tout cas lucide, et sans langue de bois, sur cet enjeu fondamental pour l’avenir; car journalisme exigeant et démocratie sont intimement liés.